L'AMÉRIQUE DU SUD EN RÉCIT

COLOMBIE

En Colombie, odorat, ouïe et vue sont stimulés par des paysages incroyables et par une lumière exceptionnelle. Le contact avec les Colombiens, chaleureux et bienveillants, marque nos esprits. C'est un peuple attachant, avec un grand coeur.

L'itinéraire: Caraïbes, San Gil, Mongui, Laguna d'Iguaque, Medellin, Salento, Tatacoa, San Augustin.

- COLOMBIE -

de Cartagena à San Juan de Pasto

Départ, début d'année 2019, de Toulouse pour l'Amérique du Sud. Nous arrivons à notre première destination, la Colombie. L'aventure peut commencer en Amérique du Sud en BACKPACK!


LES CARAÏBES



Notre voyage en Colombie débute dans le Nord du pays, sur la côte caraïbe. On atterrit dans la soirée à Carthagène sous une chaleur étouffante et tropicale puis on prend la direction de Getsemani, quartier bobo, pour aller à l'hôtel.


La ville à 7h du matin est endormie, ce qui nous permet de flâner pas à pas dans cette citée chargée d'histoire et riche en patrimoine architectural. On a sous nos yeux un festival de couleurs plus exotiques les unes que les autres. Des maisons coloniales à chaque coin de rue, des rues parsemées de vendeurs de fruits, une ambiance euphorisante des Caraïbes, et des perroquets verts qui jacassent dans les arbres. Le dépaysement est radical. Pour finir la journée en beauté, il ne nous reste plus qu'à admirer le coucher de soleil depuis les remparts de la ville.


Après Carthagène, direction Santa Marta, capitale du département de Magdalena, où a vécu à la fin de sa vie Simon Bolivar. Le bus, qui a mis 4h entre Carthagène et Santa Marta, nous transporte dans une région où nous frappe l'aridité du paysage de la Sierra Nevada.


Nous voici donc à Santa Marta, terre sacrée de la civilisation tayrona. Ce matin-là, nous partons pour Taganga, petit village de pêcheurs situé dans les contreforts de la Sierra Nevada. Le site est magnifique avec son eau turquoise. Les montagnes de la Sierra se jettent dans la mer donnant un relief très abrupt à la côte remplie de cactus. Nous rejoignons la Playa Grande en prenant un petit bateau. Ambiance très locale sur cette plage, qui offre un spot bien plus joli que celui de Taganga (village assez malfamé). On vit au rythme des Colombiens : alegria y sonrisa sont les mots d'ordre.


Le centre d'intérêt et touristique de la région est bien sûr le Parc Tayrona. Manque de bol, le parc était fermé pendant 1 mois aux visiteurs. Tant pis, ce sera pour un prochain voyage. Pour nous consoler, nous avons passé plus de temps dans les petits villages de la côte à partir de Santa Marta jusqu'à Palomino, où l'écosystème et la biodiversité sont identiques que ceux à Tayrona.



Toujours dans la région de la Sierra Nevada, nous quittons Santa Marta pour aller poursuivre notre aventure dans un petit pueblo surnommé Buritaca. Comment décrire ce village ? Pittoresque, mystique et authentique. Pour arriver là-bas, nous avons traversé des champs de bananes encadrés par l'immensité de la Sierra. Il s'agit d'un village charmant, situé à l'écart de la foule touristique. Il bénéficie de l'écosystème et de la biodiversité unique du parc Tayrona. L'attrait du village de Buritaca est de découvrir la rivière qui se jette dans l'océan.


Lors de notre petit séjour dans le village, nous avons rencontré une famille Kogis issue du peuple indien tayrona, qui vit dans les contreforts de la Sierra Nevada (altitude pouvant aller jusqu'à 5 770 m). Quelque 30 000 membres des tribus Kogis vivent et cultivent du cacao, café et pommes de terre. Une personne du village nous raconte que les familles Kogis descendent des montagnes de la Sierra jusqu'aux villages de pêcheurs pour vendre leurs produits et s'alimenter en nourriture.


Nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec cette famille et de leur offrir un repas à notre table. C'était un magnifique moment de partage et d'amour.


Palomino est un autre village côtier proche de Buritaca, qui possède le même écosystème avec la Sierra Nevada en arrière-plan, la jungle et une rivière se jetant dans la mer. Pêcheurs et surfeurs partagent la même passion pour l'océan, d'un côté ceux qui surfent et de l'autre côté les pêcheurs qui rentrent au bercail en ramenant le poisson frais du jour. Palomino connait un boom touristique depuis à peine 3 ans ; énormément de voyageurs du monde entier viennent maintenant dans ce village. Le contraste est flagrant entre les deux villages, tout dépendant de ce que l'on recherche pendant son voyage.

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L'EST DE LA COLOMBIE


Maintenant, nous prenons la route avec nos backpacks (sac à dos) pour nous diriger vers San Gil à l'Est de la Colombie, où le tourisme d'aventure est au rendez-vous. Au programme : découverte de Barichara, joyaux de l'art colonial à 20 km de San Gil. La découverte de la place centrale avec sa cathédrale et ses ruelles pavées, ainsi que la vue sur la vallée du Rio Suárez donnent l'impression d'une ambiance bohème. L'un des lieux que j'ai adoré autour de San Gil est la cascade du parc Juan Curi, qui se trouve dans un lieu préservé où nature et animaux ne font plus qu'un. Enfin, on n'a pas manqué d'aller se baigner dans les piscines naturelles situées dans Le Pescaderito à Curiti.


Notre périple en Colombie continue maintenant dans le département du Boyaca. La ville coloniale de Villa de Leyva est notre première étape de la découverte du département. Pendant notre trajet en bus, nous découvrons une région qui présente une diversité climatique impressionnante, avec des altitudes comprises entre 2 100 et 4 000 mètres. On voit défiler sous nos yeux des fermes agricoles où parmi le bétail prédominent vaches et moutons.


Villa de Leyva, très prisée le week-end par les habitants de Bogotà (attention il peut y avoir affluence), est l'un des sites coloniaux les plus anciens du pays (la ville fut fondée en 1572 par les conquistadors). Derrière l'immense place d'armes couverte de pavés millénaires se cachent de magnifiques maisons coloniales décorées dans un style régional raffiné. Majestueuses, les montagnes se dressent aux portes de la ville telles une présence protectrice qui veille sur la ville, où l'on croit respirer un lointain parfum d'Andalousie.


Notre premier trek de 8km avec un dénivelé de 900 m à la Laguna de Iguaque a été une bonne introduction pour se familiariser avec l'écosystème de la forêt andine et du páramo, écosystème très spécifique de la cordillère des Andes qui culmine à 3890 mètres d'altitude. Un sacrée petite aventure sportive dont les jambes s'en souviendront. Cette lagune sacrée des indiens Muisca (3 600 m) permet d'avoir des points de vues magnifiques sur les montagnes et vallées avoisinantes et de marcher dans le paramo de frailejones, plantes aux feuilles de velours ayant l'aspect de palmiers raccourcis.


Après cette belle escapade à Villa de Leyva, nous prenons le bus pour Sagamosa pour arriver ensuite à Iza. C'est un village connu pour ses eaux thermales, son tissage de panchos en pure laine de mouton et son excellente pâtisserie. Nous sommes venus dans ce lieu pour visiter Playa Blanca, au bord de la laguna de Tota. C'est l'une des plus grandes étendues d'eau douce de Colombie. La spécialité culinaire est la truite sauvage, on s'est régalé!


Après Iza, nous voici à Mongui, notre dernière étape dans la région de Boyaca. En parcourant les paysages vallonés du Boyaca où l'on cultive pommes de terre, haricots, carottes et bétail, nous arrivons dans le magnifique village colonial de Mongui. Cette jolie petite bourgade est connue pour être la capitale du ballon rond en Colombie, on peut voir en effet les ballons suspendus aux portes et fenêtres. Les habitants du villages fabriquent encore à la main les ballons de football.


Notre second trek dans le paramo de Oceta se fait au départ du village de Mongui, à 2800 mètres d'altitude, pour atteindre le fameux paramo, soit un dénivelé avoisinant les 1000m. Guide reconnu, le très cher Moïsé, ancien membre d'un commando dans la lutte contre les FARCS dans la région de Norte-Santander, nous accompagne dans cette aventure.

Le paysage devient peu à peu spectaculaire. Des centaines de milliers de frailejones s'étendent de partout. Cette plante, qui grandit de 1 cm par an, a plus de 400 ans. La vue donne sur une partie de la cordillère des Andes et des sommets enneigés de la Sierra Nevada del Cocuy. Speechless!

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MEDELLIN


Direction Medellin, la ville du printemps éternel. Nous nous y rendons en bus car c'est en bus que l'on se déplace le mieux en Colombie (le réseau des transports en bus y est excellent). La renaissance de la ville a pris un tournant majeur depuis une trentaine d'années. La ville est sécurisée par la police et à aucun moment dans la journée on ne s'est fait importuner car on a toujours su être très vigilants et constamment sur le qui vive. La 2ème plus grande ville économique de Colombie nous aura montré son nouveau visage après avoir subi une transformation radicale sur les plans social, culturel et urbanistique. Medellin est une ville aux contrastes saisissants.


Guatapé qui se trouve à 2h de bus de Medellin est une très jolie ville coloniale située dans la région de La Tierra Paisa. La particularité de la bourgade est que les maisons sont recouvertes de fresques picturales. Sur ces freques, on y raconte la vie rurale des ancêtres "los arrieros".


ZONA CAFETERA


Nous passons ensuite par la région du Quindío dans la zona cafetera, où mon oncle tient un camping écolo à Salento. Je vous invite à regarder son site Camping Monteroca. Son camping se trouve au coeur de la région du café, proche de la Vallée de Cocora et de la réserve naturelle de la Patasola. Ce département est aussi appelé Petite Suisse colombienne (esprit alpin champêtre) car c'est une région extrêmement verdoyante et montagneuse. On est en plein dans la cordillère centrale des Andes colombiennes.


Un nouveau petit trek de 15 km (c'est une boucle de niveau facile) d'une journée dans la vallée de Cocora s'impose. Le site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO est peuplé de palmiers à cire hauts de 60 mètres, une variété unique au monde, d'une faune et d'une flore sauvages avec pumas, ours à lunettes ou ammonites. Un paysage surréaliste, qui semble sorti tout droit d'un livre de Jules Vernes. Pendant la randonnée, on s'installe sur le versant de la montagne face aux immenses palmiers à cire pour se nourrir des ondes positives et du silence de la nature.


Dans la région de la zona cafetera, on découvre une autre ville paisa, qui s'appelle Filandia, dont l'architecture coloniale est très bien conservée, avec de belles couleurs. Par la suite, on fait la découverte de la Vallée de Cauca, dans le sud du Quindio. Le rio Cauca est le 2ème plus grand fleuve de Colombie, après le rio Magdalena. La Vallée del Cauca peut se comparer aux paysages des savanes africaines : on y voit de grandes étendues de plaines encadrées par la cordillère occidentale (vers le Pacifique) et centrale.


Le "réalisme magique" prend tout son sens dans notre roadtrip en Colombie, et singulièrement dans la région du café. La Vallée de Cocora ainsi que la Réserve Naturelle de la Patasola sont les lieux par excellence où l'on peut ressentir ce réalisme magique.


Au cours d'un séjour dans le Quindio, il ne faut pas manquer la visite d'une finca produisant le café régional. La Aurora Salento, par exemple, est une finca artisanale où l'on peut visiter les champs de café, avec des explications de la propriétaire sur le processus de fabrication de son café. Son travail est extrêmement respectueux de l'environnement car tout est récolté à la main et le processus de torréfaction est artisanal. La finca est située juste à côté de chez mon oncle.

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DÉSERT DE TATACOA


Maintenant, nous nous attaquons à la région du sud de la Colombie. Cap donc vers le désert de Tatacoa. Réveil 5h30 du matin pour la visite de ce désert avant qu'une chaleur de plomb ne nous abatte. Spectacle tout simplement incroyable. Deuxième plus grande zone aride de la Colombie, le désert de Tatacoa occupe une superficie de 330 kilomètres carrés. Il s'agit d'un riche gisement de fossiles qui a changé de formation et de hauteur au fil du temps. Ce fut une expérience épique en compagnie d'une super équipe de copains français.


SAN AUGUSTIN


Après le désert, nous descendons dans une région où jadis les guerillos occupaient ce territoire. Il s'agit du département de Huila où les FARCS étaient maîtres des lieux il y a encore une quinzaine d'années. Suite aux manifestations des indiens sur les grands axes routiers dans le Sud, notre bus dut faire un détour en passant par la cordillère. Le bus passa alors par des villages très reculés, loin de l'agitation des villes urbaines. La population a à peine de l'électricité, et les rues sont rarement goudronnées.


Après 8 heures de bus, nous arrivons enfin à San Augustin, quelle aventure! Le site reste toujours classé en zone orange même si la guérilla se trouve aujourd'hui reléguée dans la jungle profonde du massif colombien. Le parc archéologique de San Augustin se répartit en plusieurs endroits; il expose les statues "chinas" d'époque précolombienne (200 avant J.-C) et classées au patrimoine mondial de L'UNESCO. C'est un véritable voyage à travers le temps que nous avons fait, grâce à la découverte de monuments mégalithiques et de dolmens funéraires. De vraies merveilles de la nature !


Longeant le cours du Rio Magdalena et sillonnant les plantations de canne à sucre, nous allons maintenant à la découverte d'une usine qui produit et récolte la canne à sucre. Dans un village proche de San Augustin, la plupart des habitants cultivent cette plante pour fabriquer en suite la panela. La panela est en fait du sucre non raffiné produit à partir du jus de canne chauffé à haute température. La vente de ce produit permet aux familles du village de s’assurer un revenu régulier; la récolte de la canne à sucre et sa fabrication sont un travail très dur.

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Sans amour à la terre, nous n'avons pas de place au ciel.

Tradition aymara des Andes

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- ÉQUATEUR -

de Ibarra à Puerto Lopez

A LA FRONTIÈRE AVEC L'ÉQUATEUR ET LA COLOMBIE


Pour l'entrée en Équateur, ce fut le parcours du combattant. Une aventure qui aurait pu mal tourner. Nous avons traversé le sud-ouest de la Colombie, zone classée à risque pour violence, trafic de drogue et passage des immigrés vénézuéliens.


La route que nous avons prise est la plus dangereuse de Colombie, surnommée "el trampolin de la muerte" ou "Trampoline de la Mort". Le parcours effectué était de 300 km entre San Augustin et San Juan de Pasto, en passant par Mocoa, la capitale de la région amazonienne en Colombie.


Pendant 8 heures, serrés les uns contre les autres, nous sommes restés assis dans un mini-bus sans clim , avec des poules à l'arrière du mini-bus; la route était bordée de croix blanches (rappel peu rassurant de véhicules tombés dans des ravins et ayant causé la mort des passagers) ; nous avons souvent cru que notre heure était venue ; les routes sont en effet d'une étroitesse impressionnante, qui oblige les conducteurs à s'arrêter à chaque croisement de véhicule. Voyageant de jour, nous avons pu voir des paysages irréels comme sortis du film Jurassic Park.


Une expérience hors-norme, qui aurait pu nous coûter la vie : cette partie du pays est encore occupée par la guerilla, qui peut faire irruption à tout moment, nous kidnapper ou arrêter le bus afin de trousser les voyageurs. De surcroît, le Sud de la Colombie est entouré par une jungle hostile, inhospitalière, où les montagnes sont très escarpées ; les routes sont difficiles d'accès, à cause de leur état désastreux (affaissement de terrain, éboulis de terre sur la chaussée, éclatement du sol). Bref, rien de rassurant, mais cette route est néanmoins la seule manière de se rapprocher de l'Équateur.


Nous passons la nuit à San Juan de Pasto, une ville sans grand intérêt, puis nous reprenons la route vers la ville d'Ipiales, à seulement quelques kilomètres de l'Équateur. Plus nous avançons vers la frontière, plus nous rentrons dans une région sèche. Une fois les passeports tamponnés à la douane, nous traversons à pied le pont où est installé un campement de la Croix Rouge pour accueillir les immigrés vénézuéliens.


Malgré la réputation dangereuse de cette région frontalière, nous avons réussi à passer la frontière. Nous voici maintenant en Équateur!


Nous passons 15 jours en Équateur dans le nord, le centre et sur la côte Pacifique.


IBARRA


Nous commençons notre roadtrip par la ville d'Ibarra, qui va nous donner la possibilité de faire une randonnée autour de la Laguna de Cuicocha, dont la beauté du paysage nous coupe littéralement le souffle au propre et au figuré. Paysage d'un volcan endormi depuis 3000 ans et qui forme aujourd'hui un lac.


QUITO


Cap sur la capitale Quito, située à 2 850 m d'altitude dans les contreforts des Andes et où le charme architectural est concentré dans le coeur historique. C'est un bel exemple de ce qu'est par définition une ville coloniale.


BANOS


Nous passons par Baños, dans la province du Tungurahua, où nous restons deux jours. Sport extrême, volcans, cascades, jungle et eaux thermales sont au rendez-vous. Nous sommes d'abord passés par la casa del arbol pour tester les balançoires vertigineuses. Ce lieu, calme et fleuri, perché à 2 600 m d'altitude, est parfait pour faire de la balançoire dans le vide face à l'immensité du volcan Tungurahua. Sensations garanties!


Ensuite, nous avons fait une session de VTT avec Coralie et Meryl, deux Girondines rencontrées à la casa del arbol. Nous avons suivi la route des cascades, avec cinq spots pour s'arrêter et voir les Cascades. La plus belle cascade est le Pailon del diablo. Il s'agit d'une chute d'eau d'une puissance phénoménale. On a eu aussi l'occasion de faire de la tyrolienne dans le vide en passant au-dessus une cascade. La sensation est incroyable et on a vraiment l'impression de voler. Il ne faut toutefois pas avoir peur de se lancer dans le vide!

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LA CÔTE PACIFIQUE


Après avoir quitté le centre de l'Équateur, nous partons vers le Pacifique. Nous posons nos backpacks pendant une semaine à Puerto Lopez, un village côtier de pêcheurs. Le village se trouve en plein milieu d'un parc naturel : le "Parc national Machalilla", qui est une réserve naturelle de marais et forêts. L'une des plus belles plages de la côte se situe dans ce parc, elle porte le nom de Los Frailes. Dans le parc naturel de Los Frailes, nous avons fait une marche pour découvrir l'écosystème et pouvoir admirer la côte sauvage avec ses plages de sable blanc. Cette partie de l'Équateur possède les plus belles plages du pays. Loin de la foule touristique on trouve des plages paradisiaques préservées et très propres.


Le lieu nous plaît tellement que l'on y reste 8 jours pour se reposer et prendre des couleurs. Nous trouvons un joli petit hôtel tenu par une jeune famille équatorienne. Un jour, nous sommes partis en mer avec le propriétaire de l'hôtel, son frère et son beau-frère pour aller pêcher sur une île sauvage. Un des meilleurs souvenirs de notre séjour en Équateur !

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Le voyage est un retour vers l'essentiel

Proverbe Tibétain

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- PÉROU -

de Trujillo à Arequipa

LE NORD DU PÉROU


Nous passons un mois à parcourir le Pérou, du Nord au Sud. Le Pérou est un si grand pays que nous ne pouvons pas tout visiter par manque de temps mais aussi de moyens.


Nous arrivons au Nord du pays dans la ville de Trujillo. C'est un bus de nuit, partant de Guayaquil, qui passe par la frontière du Pérou à 1 heure du matin et qui nous fait descendre pour que l'on passe la douane. Dix heures plus tard, nous arrivons exténués à Piura et nous enchaînons notre périple avec l'objectif de nous rapprocher le plus possible de Lima, qui est à 560 km de distance.


Après plus de 24 heures de voyage en bus en suivant la fameuse route Panaméricaine, nous arrivons à Trujilo. La ville est entourée par un paysage semi-désertique. Nous visitons le site archéologique de Chan-Chan, avec ses ruines de l'époque de l'empire Chimu (1 200 à 1 350 après J.-C.).


LIMA


Deux jours plus tard, nous continuons notre route vers Lima, avec 10 heures de trajet dans les jambes. On arrive à l'aube, avec un soleil aux allures d'une orange. Il nous faudra 1 heure pour traverser la capitale, déjà embouteillée très tôt le matin.


Notre hostal est situé dans le quartier de Barranco, un des quartiers les plus aisés et trendy de Lima. C'est un quartier plein de charme situé sur le front de l'océan pacifique, on se croirait presque à San Diego. Le temps magnifique nous permet de faire une belle balade le long de la côte. On y découvre de belles ruelles fleuries, des villas fin de siècle et de supers spots d'où l'on peut admirer la baie de Lima. Il ne faut pas manquer El Puente de los Suspiros, un lieu romantique pour se balader en amoureux, prendre un cocktail face à l'océan Pacifique et admirer le coucher de soleil.


CUZCO


Notre périple continue vers Cuzco, l'ancienne capitale de l'empire Inca, située à 3 400 m d'altitude dans la cordillère des Andes. Rappelons que La Paz en Bolivie est à plus de 3 500 m, et est considérée comme la capitale la plus haute du monde.


Nous avons décidé de prendre l'avion, le moyen le plus rapide pour se rendre à Cuzco (1h30 en avion vs 23 heures de bus) ; la différence prix n'est pas considérable (aller simple en avion 60€ vs 30€ en bus). Pour info: nous avons acheté les billets d'avion la veille du départ pour Cuzco.


Nous restons 5 jours à Cuzco, tellement la région est riche. Nous choisissons notre hôtel dans le quartier de San Blas, le petit Montmartre local. Notre chambre, qui est sur la terrasse au dernier étage, offre une vue imprenable sur la ville et les toits en brique des maisons.


Les incontournables de Cuzco et de ses environs (que nous n'avons pas manqué de faire) sont:


- le coeur historique de Cuzco

- les Salinas de Maras + une randonnée dans la Vallée sacrée des Incas vers la ville d'Urubamba

- gravir la 5ème merveille du monde, le Machu Picchu !


Nous avons passé deux jours très sportifs à Cuzco. Deux options se présentent pour s'y rendre : soit le bus (le + économique) soit le train (Peru Rail, hors budget pour nous). Une fois arrivés à Hidroelectrica, une marche de 3h le long de la voie ferrée du train Peru Rail s'impose. On longe le Rio Urubamba jusqu'à Aguas Calientes, le paysage est à couper le souffle (gare aux moustiques).


Le lendemain, lever très tôt vers 4h du matin pour monter au Machu Picchu, en bus ou à pied. Amateurs de défis sportifs, nous décidons de monter la nuit, à la lampe frontale, les 1 716 marches sur plusieurs km, sous une petite pluie très fine. Durée de la montée : 1 heure + beaucoup de souffrance malgré notre entraînement grâce aux treks en Colombie.


Pour réserver à l'avance ses billets en haute-saison, le site du Ministère de la Culture du Pérou propose cette possibilité sur ce lien: https://www.machupicchu.gob.pe/inicio


Les paysages dans la région de Cuzco sont majestueux. On est frappé par l'immensité et la puissance naturelle de la cordillère des Andes encadrée par les montagnes enneigées de la cordillère de Vilcabamba. On a pu assister aux répétitions pour les manifestations de la Semaine Sainte. Les danseurs étaient revêtus de costumes indiens traditionnels et dansaient sur la Plaza de Armas.

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LE SUD DU PÉROU: AREQUIPA


Entre histoire et échappatoire naturelle, nous quittons Cuzco après avoir réalisé notre rêve du Machu Picchu, qui restera pour nous un souvenir inoubliable. Nous reprenons la route vers le Sud du Pérou destination Arequipa, la deuxième plus grande ville du Pérou.


Arequipa (2 300 m), surnommée la "ville blanche", a été construite avec la pierre d'origine volcanique (sillar), aussi blanche que les neiges éternelles des volcans autour de la ville. L'architecture de la ville est dans le style du baroque flamboyant, qui a permis à celle-ci de rentrer au Patrimoine mondial de l'Unesco.


À Arequipa, nous n'avons pas manqué de flâner sur la Plaza de Armas et de visiter le monastère de Santa Catalina, le couvent le plus grand et le plus coloré du monde. La semaine où nous étions de passage correspondait à la Semaine Sainte. Nous avons pu ainsi assister aux processions religieuses dans les rues et parcourir le marché nocturne organisé au même moment.


CANYON DEL COLCA


Au départ d'Arequipa, nous partons pour une session de trek au Canyon del Colca, le canyon le plus profond au monde. Pendant deux jours, notre mission est de faire la descente vers l'oasis, passer la nuit chez un berger puis faire l'ascension vers le point de départ.


Nous avons battu tous les records, 2 400 mètres de dénivelé aller et retour dans les jambes ! Un exploit pour nous tous. Lors de cette expédition, nous sommes passés par différents types de sentiers entre maquis, terre et cailloux à flanc de falaise. Un super "patou" rencontré sur le chemin, s'est joint à notre ascension pendant 5 heures jusqu'à la fin de notre trek. La notion de fidélité d'un chien envers les hommes prenait alors tout son sens. La compagnie de cet animal aura rendu ce trek inoubliable !

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- BOLIVIE -

Lac Titicaca

PUNO


Nous poursuivons en bus notre périple vers le lac Titicaca, en partant de Cuzco, puis en passant par Puno, une ville située sur les rives du lac au Pérou. À Puno, nous faisons la correspondance avec un bus pour rejoindre la péninsule de Copacabana donnant sur le lac.


Le lac Titicaca étant partagé entre le Pérou et la Bolivie, le choix du lieu pour n'y passerque deux jours n'a pas été simple. Tous les voyageurs rencontrés relataient que les paysages côté bolivien étaient une expérience à ne pas manquer. En particulier, les vues à 360 degrés depuis la Isla del Sol sur les eaux cristallines du lac et sur les sommets enneigés de la cordillère Royale relèvent quasiment d'un tableau surnaturel.


Après avoir passé la douane à la frontière péruvienne, nous voici maintenant en Bolivie ! On se trouve dans la région de l'altiplano, en français "plaine d'altitude", où le décor est dominé en toile de fond par un ciel bleu azur.


COPACABANA


Nous arrivons à Copacabana, à ne pas confondre avec la célèbre plage brésilienne à Rio de Janeiro. Nous restons quelques petites heures dans cette jolie bourgade fondée autrefois par un Inca. Nous déambulons dans les ruelles marchandes et nous visitons la cathédrale blanche, un lieu de culte pour sanctifier les voitures. En début d'après-midi, nous prenons le ferry pour nous diriger vers la Isla del Sol, où nous irons dormir chez l'habitant.


ISLA DEL SOL


Quand on arrive en bas de la Isla del Sol, il faut avoir chiqué au préalable des feuilles de coca avec un catalyseur pour contrer le mal des montagnes et garder la bouche humide ; car on atteint les 4000m d altitude une fois arrivé au sommet de l'île. Avec de la force mentale et de bonnes jambes, nous arpentons l'île avec nos gros sacs de backpackers. Une fois là-haut nous attendent une magnifique vue sur les îles et un inoubliable coucher de soleil, récompenses de notre effort physique.


Nous passons deux nuits chez une vieille dame quechua qui tient une petite auberge face au lac, l'Hostal Puerta del Sol. Nous y sommes accueillis chaleureusement et le cadre est rustique comme nous aimons, grâce à l'odeur de la cheminée qu'elle allume le soir.


Sur la Isla del Sol, les habitants vivent modestement de l'élevage des lamas et des moutons ; ils se déplacent eux-mêmes avec des ânes. On peut visiter quelques anciennes ruines incas occupées par des lamas et des ânes qui y broutent tranquillement.


C'est une île habitée par plein de mystères et de légendes qui tournent autour de la naissance du dieu soleil, de la déesse lune et de la mythologie inca. Lorqu'on y séjourne, on dirait que le temps s'est arrêté pour toujours.

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Elisa Wanders The World